I ) Le créationnisme :

a) Introduction, et  forme chrétienne :

b) La forme Egyptienne :

II ) Les théories et classifications :

a) La nomenclature de Linné:

b) Le tranformisme de Lamarck :

c) La selection naturelle de Darwin:

III ) Le retour au créationnisme:

a) Les controverses sur Darwin :

b) La réaction de l'Eglise:

c) Comment s'effectue le retour du créationnisme :

IV) Le point de vue de Diderot : V ) Conclusion, Index : VI ) Interview de Jean Marc Drouin : VII) Synthèses personnelles :
a) Synthèse de Lucie :
b) Synthèse de Benjamin :
c ) Synthèse de Sophie :
 

VIII ) Forum

IX ) Quiz :

 

           Les origines des théories de Lamarck

 Voir aussi : "L'Herbier de Lamarck "

Lamark

Qui était Lamarck ?

Jean-Baptiste de Monet, chevalier de Lamarck (Bazentin1744- Paris 1829).
Ce naturaliste français est tout d’abord envoyé à l’école des jésuites d’Amiens.
Puis à la mort de son père, à l’age de seize ans, il s’engage dans l’armée.
Il doit cependant mettre un terme à sa carrière dans l’armée à cause d’un accident. Par conséquent, il accepte un poste dans une banque et poursuit ses études de médecine qu’il ne pourra achever.
Cette situation le replonge dans la botanique et l’observation des plantes (activités qu ‘il avait déjà entamées dans l’armée).
Il publie en 1778 la Flore française  avec l’aide de Buffon.
En 1781, Lamarck devient « garde des herbiers du cabinet du roi » et rédige la section de botanique de l’Encyclopédie.
Lors de la réorganisation du Jardin du roi en 1793, le chevalier participe à la création du Musée national d’histoire naturelle (ce musée est situé au cœur de Paris dans le jardin des plantes et sa galerie de l’évolution possède aujourd'hui’hui une haute renommée). Il accède donc à la chaire des invertébrés, et crée une nouvelle classification entre animaux vertèbres et invertébrés qui sera acceptée à l’unanimité.

Cuvier et Lamarck : Confrontation entre créationnisme et évolutionnisme :

Le chevalier bouleverse les théories catastrophistes de Cuvier, ce qui met d’entrée de jeu les deux hommes en confrontation.

La théorie de Cuvier, théorie catastrophiste :
Pour lui, il ne peut y avoir de transformation des systèmes vivants. Il reprend l’idée biblique du déluge :
Il y aurait eu, aux différentes époques de la terre, des cataclysmes qui détruisirent les espèces disparues.

La théorie de Lamarck: transformiste 
Pour commencer Lamarck ne travaille pas à partir des vertébrés comme on le faisait précédemment mais à partir de mollusques. Cette étude des mollusques lui permet d’observer une continuité des traces fossiles dans les couches géologiques : certaines traces sont restées semblables sur de longues périodes alors que d’autres semblent s’être progressivement transformées.

En 1800, Lamarck expose sa théorie de l’origine des êtres vivants lors de sa leçon inaugurale au Muséum d’histoire naturelle :
« Je pourrais prouver que ce n’est point la forme du corps, soit de ses parties, qui donne lieu aux habitudes, à la manière de vivre des animaux, mais que ce sont au contraire les habitudes, la manière de vivre  et toutes les circonstances influentes qui ont avec le temps constitué la forme des animaux ». (Jean-Baptiste Lamarck)
En 1809, il publie Philosophie zoologique où il expose ses théories et les argumente.

 
Quelles étaient les théories de Lamarck ?

 

Pour Lamarck, la nature aurait été de l’organisation du plus simple au plus complexe.
Selon lui, l’environnement et le mode de vie des espèces entraînent de nouveaux besoins et donc de nouvelles habitudes. Tout ceci étant à l’origine du développement et des mutations des organes. Ces transformations se transmettent de génération en génération ce qui explique une évolution progressive des espèces.
La théorie de Lamarck se caractérise selon deux règles :
-La règle d’usage et du non-usage : un besoin permet de créer un organe qui lui est nécessaire et l’usage engendre la fortification et l’accroissement de l’organe. Cependant, le manque d’usage provoque la disparition de l’organe en question.
-La règle de l’hérédité des caractères acquis : le caractère crée sous l’influence du milieu est transmis à la génération suivante.

Il paraît comme je l'ai déjà dit, que du temps et des circonstances favorables sont les deux principaux moyens que la nature emploie pour donner l'existence à toutes ses productions On sait que le temps n'a point de limite pour elle, et qu'en conséquence elle l’a toujours à sa disposition.
Quant aux circonstances dont elle a eu besoin et dont elle se sert encore chaque jour pour varier ses productions, on peut dire qu'elles sont en quelque sorte inépuisables.
Les principales naissent de l'influence des climats, des variations de température de l'atmosphère et de tous les milieux environnants, de la diversité des lieux, de celle des habitudes, des mouvements, des actions, enfin de celle des moyens de vivre, de se conserver, se défendre, se multiplier,...etc. Or par suite de ces influences diverses, les facultés s'étendent et se fortifient par l'usage, se diversifient par les nouvelles habitudes longtemps conservées; et insensiblement la conformation, la consistance, en un mot la nature et l'état des parties ainsi que des organes, participent des suites de toutes ces influences, se conservent et se propagent par la génération.
(Discours d’ouverture du 21 floréal de l’an 8 Lamarck)

 

 

Application concrète

 

Le cou de la girafe selon Lamarck :

La girafe est un exemple utilisé par Lamarck pour démontrer ses théories. En effet, il semblerait que dans un temps ancien, elle fut plus petite. Cependant, ne trouvant rien à manger au sol, l’animal aurait commencé à essayer de manger dans les arbres. Ainsi, pour atteindre les arbres les pattes antérieures et le cou de la girafe se seraient allongés pour atteindre 6 mètres de hauteur.
Dans le cas de la girafe, le milieu de vie influe sur les organes et le physique ce qui est en parfait accord avec les théories de Lamarck. De plus, cette exemple confirme la formation de la nature du plus frustre au plus précis.

 

comparaison des théorie de Lamark et de Darwin

 

 

Comparaison des théories sur le cou de la girafe de Lamarck et Darwin :

Darwin réemploiera lui aussi l’exemple du cou de la girafe. Cependant, il n’utilisera pas les théories de Lamarck pour cet exemple mais celles de la Sélection naturelle.
La sélection naturelle est une théorie élaborée par Darwin. Par conséquent, elle est postérieure à Lamarck et nous l’étudierons donc plus en profondeur dans la partie consacrée à Darwin.

comparaison des théorie de Lamark et de Darwin

 

Lamarck dans sa société :

 

Lamarck commence à élaborer ses théories au 18ème siècle. Cette époque coïncidant avec la révolution française une question reste toujours en suspens :« A-t-il fallu remettre en cause l’ordre de la société pour admettre que le monde vivant puisse avoir une histoire ? ».

Les deux principes fondamentaux de la théorie de Lamarck sont livrés à de fortes critiques. En effet, les affirmations de Lamarck semblent contestables ce qui remet en cause leurs véracités.
Les deux principales critiques :

  1. Lamarck affirme que les modifications de l’être vivant se font dans le but de satisfaire un besoin alors que dans la réalité les transformations des espèces sont bien plus quelconques.
  2. Lamarck n’arrive pas à démontrer l’hérédité des caractères acquis. Par conséquent, cette idée ne sera jamais réellement dans l’air du temps.

Même si la population n’est pas réellement convaincue par les théories de Lamarck ces théories ont permis de faire avancer la science. En effet, l’idée de l’évolution désormais connue du monde scientifique se répand. Les scientifiques mènent de nouvelles recherches pour tenter d’expliquer la transformation des espèces par des mécanismes biologiques.
Par exemple, Geoffroy de Saint Hilaire paraîtra une nouvelle théorie.

Cependant, s’ils ne sont pas majoritaires, il existe tout de même des partisans aux théories de Lamarck comme Jourdan :

Le Traité de M. de Lamarck 
nous le démontre jusqu'à l'évidence. On y trouve, dans l'Introduction, l'exposé 
d'une nouvelle théorie de la vie, dont le savant auteur avait déjà publié depuis 
longtemps les éléments dans ses différentes productions littéraires, et qu'on ne 
peut trop s'étonner de trouver encore si peut connue aujourd’hui. Qu'on laisse 
dans l'oubli l'inventeur du système des compensations qui, bravant les risées de 
ses contemporains, proclame partout sa doctrine anti-physique ; c'est la 
destinée de tout homme qui cherche à élever sur les ruines de l'expérience une 
théorie que les charmes du style et les jeux brillants de l'imagination ne 
sauraient rendre plus raisonnable. Mais ce n'est pas là le cas du système de M. 
de Lamarck. S'il choque, presqu'en tous points, les idées reçues, s'il entre 
même souvent en contradiction directe avec les principes admis, l'ensemble qui 
règne dans toutes ses parties, et la facilité avec laquelle il donne la solution 
de tous les problèmes proposables, obligent de l'étudier avec soin, et d'en 
faire un examen approfondi ; car on sait que la vérité naît presque toujours du 
conflit des opinions. Nous allons en donner une analyse succincte.
(Antoine Jourdan).
 
 
 

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